Je fabrique des objets et je les déploie quelque part
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Dans les années 1980, toute la Côte d’Abraham de Québec s’est vue encerclée de contreplaqué en attente de devenir quelque chose, refermée sur des bâtiments très longtemps inoccupés 손잡아줘요 다운로드. Du côté nord, c’est la rue St-Vallier Est qui passait le long de cette litanie de bâtiments fantômes qui donnaient à la vue ce qui ressemblait à des arrières de maisons, peut-être même à des milieux de bâtiments dont les façades auraient tour à tour dégringolé sur les trottoirs 제라스 핵 다운로드.

 

 

Je faisais déjà un peu de photo à cette époque et mon attention est allée sur un pan de mur situé à peu près au centre de ce long chapelet de ruines 손잡아줘요 다운로드. C’est avec un film à diapositives que j’ai documenté une porte blanche située bien trop haut, laissant croire qu’il manquait quelque chose d’important ayant jadis permis de l’emprunter 제라스 핵 다운로드. Peut-être était-ce un étage complet, auquel cas cette porte se serait ouverte sur un corridor. Peut-être était-ce aussi simplement un escalier permettant de descendre au niveau de la rue 일곱개의 대죄 2기 다운로드.

 

 

J’étais alors étudiant à l’université, j’allais retourner à mon atelier du pavillon Casault pour donner une forme à tout cela, essayer de créer une circulation de part et d’autre de cette porte blanche qui semblait pourtant barrée depuis toujours 손잡아줘요 다운로드. En projetant l’image, me sont apparues les mensurations nécessaires pour construire l’escalier qu’il fallait mettre là, quelque part à mi-chemin entre le projecteur et l’écran 제라스 핵 다운로드. Je tenais désormais quelque chose pour occuper le non-lieu, quelque chose que je pouvais poser par terre et qui allait aussi s’imprimer en continu dans l’image projetée, par le biais de son ombre 일곱개의 대죄 2기 다운로드. Cet escalier allait aussi s’éclairer joliment, laissant voir un petit seuil dramatique entre la pénombre et la couleur, se découpant juste entre deux des marches.

 

Quelques lisières faites de miroir allaient en outre prolonger l’ombre de l’escalier, au pied de l’écran. C’était quoi, ça? Une image pliée contre le plancher? Un objet au sol rapatriant par terre l’image qui est projetée au mur? Une intervention en trompe-l’œil reflétant les conduits de ventilation de la salle, comme si c’étaient ceux de l’étage d’en dessous? Laissant croire qu’on allait y perdre pied et s’écraser dans le plafond d’en bas?

 

 

 

Un autre miroir tout petit allait pour sa part se poser en lieu et place de la porte, sur le balcon de plâtre 손잡아줘요 다운로드. La porte projetée dessus rebondirait alors en direction du projecteur, suggérant que le socle n’est pas un volume plein mais un habitacle, en quelque sorte 제라스 핵 다운로드.

 

Interrompre la projection de la porte blanche, c’était aussi la rendre non disponible pour le bâtiment projeté à l’écran 일곱개의 대죄 2기 다운로드. Je me suis alors permis de la découper dans la surface et d’y voir apparaître une petite imprécision dans le chambranle, laissant filtrer un peu de lumière… les portes ne ferment pas toutes de manière aussi étanche, surtout là.

 

 

 

Le sort a voulu que soient restaurés ces bâtiments quelques années plus tard, certains autres, irrécupérables, ayant été reconstruits dans la même logique d’ensemble 손잡아줘요 다운로드. C’est la coopérative Méduse qui s’y trouve aujourd’hui, déclinant tout une gamme de lieux de production et de diffusion en art actuel 제라스 핵 다운로드. Ironiquement, c’est même exactement là, enfin je pense, qu’est situé aujourd’hui le centre d’artistes l’Œil de Poisson 일곱개의 대죄 2기 다운로드. C’est là que j’allais moi aussi m’installer en 1995 avec l’équipe, comme responsable des ateliers de sculpture du centre. Je dois concéder le fait qu’il était alors difficile de deviner l’adresse exacte de la porte blanche, advenant le fait que cette porte ait un jour porté une adresse civique…