Je fabrique des objets et je les déploie quelque part

En supposant par exemple que les pierres soient à peu près rondes, la surface à traverser doit bien faire au moins un rang de cailloux et de terre en épaisseur, et disons un rang de réserve en dessous, lequel serait vraisemblablement le rang porteur ;  un impact assez fort pourrait en venir à bout.

 

En traversant tout cet espace compacté en une mince paroi, l’on se demandera combien il s’en trouve encore, mais aussi de quelle matière volatile il peut bien être fait. Toujours un peu plus abondant derrière soi, l’air plus rare par devant laissera bien deviner un autre plancher ; peut-être est-il très épais et plein de quelque chose de très dur, peut-être est-il aussi juste assez fin et solide pour tirer un trait serré entre les mondes.

Un ascenseur, sans les étages. Sans les murs.

 

Il fallait d’abord faire partir ce qui dérangeait tout autour et j’ai pris soin de prélever à l’avance l’échantillon de terrain pour travailler plus à mon aise, soit juste assez haut pour bien voir en coupe, disons, assis à côté sur une chaise droite. Vu des coulisses, le couloir passe droit devant. Sous une lumière favorable, les formes et les couleurs apparaissent dans les fissures qu’on inflige aux opacités. Et l’on est fier d’avoir créé quelque chose.

Et s’il fait noir, c’est que l’expérience n’a pas marché.