Je fabrique des objets et je les déploie quelque part

Les œuvres de François Mathieu, souvent monumentales, peuvent être parcourues des yeux, tels des textes étranges à déchiffrer. Ce sont des machines à rêver, à penser l’espace. Machines à voyager dans le temps, temps du récit ou espace impossible et inventé. Machines dont la fonction première consiste à être là, présentes au monde, inutiles.

Avec cette nouvelle œuvre, François Mathieu nous invite à essayer de voler! Celui pour qui les mots aident à jeter les jalons d’une vision, d’un concept, ou d’une pensée confie: « Voler, ce peut être se faire plus léger que soi, devenir quelque chose d’autre et se laisser porter par un malentendu. Se glisser au travers des vents ascendants que personne ne sait voir d’en bas. Or, ce peut être aussi emmener tout le matos du monde, ce qui ne sert à rien, nulle-part. Cette machine est faite pour voyager, sans marchandage. L’on construit juste là où il faut le bout de ciel qu’il faut, juste assez solide et juste assez loin. En suspension quelque part, et durant le temps qu’il faut, le voyageur s’abandonne, hors de danger. C’est un espace à occuper, un habitacle pour la tête trempée. » 

Nicole Gingras, commissaire de la Manif 6

 

Photo: Idra Labrie, MNBAQ

Photo: Idra Labrie, MNBAQ

Photo: Idra Labrie, MNBAQ

Photo: Idra Labrie, MNBAQ

Photo: Idra Labrie, MNBAQ

Photo: Idra Labrie, MNBAQ

Photo: Idra Labrie, MNBAQ

Photo: Idra Labrie, MNBAQ